Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /home/adlitter/public_html/app/views/_static/head.php on line 48
Beuscher Arpège
12 000 chansons françaises de 1900 à 1970
Melody Nelson Publishing
S. Gainsbourg
Les Éditions Bleu Blanc Rouge
Zagora Éditions - Les Éditions Jean Kluger
Termidor GMBH
musiques sud-américaines et cubaines
Les Éditions du Chiffre Neuf
C. Nougaro

Claude Nougaro : Né en 1929, il est élevé par ses grands-parents à Toulouse, où il écoute Glenn Miller, Édith Piaf et Louis Armstrong (entre autres) à la radio. En 1947, il débute à Paris dans le journalisme En parallèle, il écrit des chansons pour Marcel Amont (Le Barbier de Belleville, Le Balayeur du roi) et Philippe Clay (Joseph, La Sentinelle). Il rencontre sur place Georges Brassens, qui devient son ami et son mentor, et il écrit de la poésie romantique et aussi humoristique. Il envoie des textes à Marguerite Monnot, compositeur d'Édith Piaf, qui les met en musique (Méphisto, Le Sentier de la guerre).

 

Il commence à chanter pour gagner sa vie en 1959 dans un cabaret parisien, le Lapin Agile, à Montmartre.  En 1958, il décida de chanter lui-même ses œuvres, avec un premier album sorti chez Président, écrit et enregistré avec son partenaire d'écriture Michel Legrand. Le succès ne se manifestera néanmoins qu'en 1962, début des glorieuses années Philips : Une Petite Fille et Cécile ma fille (dédiée à sa fille, née en 1962 de sa femme Sylvie, rencontrée au Lapin Agile). Ces chansons le firent immédiatement connaître du grand public, bien qu'il ait déjà commencé à percer en participant aux concerts de Dalida. En ce début d'années 1960, il introduit de nouveaux rythmes dans la chanson française et compose de nombreuses chansons au tempo yéyé et aux textes.

Ses chansons Je Suis Sous ou, plus tard, Tu verras font référence à l'alcool. Un accident de voiture l'immobilise plusieurs mois en 1963. L'année suivante, il part en voyage au Brésil, et chante dans des salles prestigieuses : l'Olympia, le Palais, le Théâtre de la Ville à Paris. En 1965 il entame durablement sa collaboration avec le pianiste de jazz Maurice Vander, qui deviendra son principal partenaire musical (arrangeur, pianiste et co-compositeur). Il surnomme Maurice Vander « Le Coq », et c'est en référence à ce pianiste qu'il écrit et chante, plus tard Le Coq et la Pendule. Outre Vander et Legrand, Nougaro saura s'entourer de la fine fleur nationale (Eddy Louiss, Pierre Michelot, Michel Colombier, Michel Portal, Aldo Romano, Didier Lockwood, Michel Gaudry, Bernard Lubat, Richard Galliano, André Ceccarelli...) et internationale (Ornette Coleman sur "Gloria", Marcus Miller, Trilok Gurtu,...).

Les évènements de Mai 68 lui inspirent un torrentiel Paris Mai, plaidoyer pour la vie, qui sera interdit d'antenne, bien qu'il soit farouchement opposé à la politique: « si je dois endosser cette guérite étroite, avec sa manche gauche, avec sa manche droite, ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisis, sa passion du futur, sa chronique amnésie... ». << Je ne ferai pas de politique, tant que la politique ne fera pas de poésie !...>> Il enregistre la même année son premier album live à l'Olympia : Une soirée avec Claude Nougaro. Sa chanson Toulouse est un vibrant hommage à sa ville natale, Toulouse. Sa carrière se poursuit alors de façon régulière, ponctuée de succès : le Jazz et la Java, Tu verras (adaptation française de O que será de Chico Buarque de Holanda), l'Île de Ré, Armstrong ou Petit Taureau.

En 1985, Nougaro part pour New York, en quête d'inspiration, écrit et enregistre sur place un disque financé par WEA (le producteur exécutif est Mick Lanaro, vieux complice): Nougayork, dont le succès retentissant fut une surprise ironique. Il est récompensé en 1988 par les Victoires de la musique du meilleur album et du meilleur artiste, et de 1993 à 1997, il sort trois nouveaux albums. Sa santé se dégrade à partir de 1995, année où il subit une opération du cœur ; en 2003, il ne peut se produire au Festival du Verbe à Toulouse en raison de son état de santé.

De 1998 à 2004, il se consacre plus à des concerts et des festivals, sans oublier de participer à un album pour aider les enfants souffrant du sida. En 2002 il se produit dans toute la France avec un spectacle parlé, où il reprend plusieurs de ses textes (Victor, Plume d'ange...) sans musique. Son interprétation fait l'objet d'un DVD Les fables de ma fontaine. En 2003 et 2004 il prépare un album pour le label jazz Blue-note mais ne peut pas achever ce disque La note bleue qui sort en 2004.Après avoir subi de nouvelles interventions chirurgicales début 2004, il meurt en mars, à 74 ans, des suites d'un cancer. Il restera un amoureux du jazz, des mots et de la langue française qu'il mord à belles dents.